Trottoir

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Jonché de détritus, de vieux frigos baillants, de canapés éventrés, d'ordinateurs dénudés et de vieilles boiseries
fêlées, voilà ce qu'est ce triste trottoir. Il faut respirer, observer, dénicher.
 

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Lundi 11 février 2008
par Nikko publié dans : Portraits
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Samedi 9 février 2008
par Nikko
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Mardi 5 février 2008
par Nikko publié dans : Portraits
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Lundi 4 février 2008
par Nikko publié dans : Gestation littéraire
ladies.gifPermettez-moi, tout d'abord,  de vous féliciter pour votre délicieux patronyme. Adopter dès l’ouverture un tel sens de l'humour ne peut que révéler la profondeur et l'intelligence d'une personne comme vous (j'ose espérer que vous n'êtes qu'une seule personne. Dans le cas contraire, le génie de votre mascarade s'effriterait. Mais non, je ne peux le concevoir).

Dans vos nombreux commentaires abandonnés sur mon blog, j'ai cru ressentir une aigreur, un malaise, une souffrance. Je peux comprendre ces sentiments. J'ai été moi-même déçu par des proches, par leur silence et leur absence.

mia_45670e.jpgJ'ai vécu de très longs moments de solitude, où je n'avais plus foi en moi, ni en les autres. A la limite j'aurais pu rompre le lien avec mon épouse tant j'étais au fin fonds des abîmes. J'ai alors pris le temps de vomir cette bile noire, cette vomita negra. Ce ne fut pas tous les jours chose aisée. Cependant, in fine, un jour, au réveil, l'âme prend une meilleure tournure. La foi en soi-même aide à construire. Il suffit d'être honnête avec soi-même, de se donner la chance de créer, la volonté d'avancer. Il ne faut plus regarder en arrière. Certains ajoutent la notion de pardon. Elle peut être incluse dans un mode de pensées complet et rigoriste. Néanmoins, pour demander pardon, il faut éprouver de la culpabilité pour une faute ou un péché. De fait, pour accorder le pardon, il faut bien entendu écouter le murmure des âmes en peine qui éprouvent le poids de chaînes qu’ils souffrent de porter.

mia_45586e.jpgPersonnellement, j’ai souffert de cette culpabilité. Pourtant subsistait un grand dilemme intérieur : quelle était ma faute ? J’ai ressassé en moi le fil des événements de mes malheurs. Des rouages m’échappaient. L’histoire devait être belle. Elle se révéla un désastre. Les motivations de ceux qui ont sciemment tout détruits, je ne les comprendrai jamais. Ils sont à mes yeux responsables. La vie est si courte pourtant pour se laisser submerger par des vaguelettes. Alors, j’ai pris parti de voguer au large sans souci. Je vous avoue aujourd’hui adorer ce charme de l’inconnu, du vaste océan. C’est la vie.
J’ai compris qu’en l’état, je ne pouvais être coupable de quoi que ce soit. Mis à part d’être heureux. Alors, est-ce un crime ?

Si j’ai cru détecter une telle souffrance en vous, votre venin m’a semblé hors de propos dans un espace dédié à l’amour des lettres, des moments fugaces, de l’application des rêves à la vie.

mia_45762e.jpgVous parlez d’argent que l’on vous doit, d’argent qu’il ne faudrait pas dépenser. J’ai eu l’occasion, la chance merveilleuse, de découvrir des lieux magiques, certes onéreux. Donc profiter de la vie, c’est un crime à vous yeux. C’est une culpabilité bien étrange : profiter de l’instant, aimer le luxe. N’avez-vous pas goûter au luxe, vous-même ? Les personnes dont je vous parlais ci-dessus, y ont goûté à ce luxe et pourtant par frayeur de l’argent, ils ont laminé un des plus beaux jours de ma vie. Je n’y pense plus trop aujourd’hui, heureusement. Quant à cet argent dont vous évoquez le dol, excusez-moi de ne pouvoir vous aider. Il faut savoir s’assurer de nos jours. Puis-je vous donner un conseil : imaginer que cet argent que vous avez perdu a servi à une infime part de son bonheur. Et pour conclure, l’argent ne fait pas le bonheur, sachez-le.

Quand vous avez réagi à mon article sur l’hôpital Beaujon, j’ai senti une fureur, une peur également. Ces lieux sont affreux en effet.  Vous concluez sur l’absence courage et la « coolitude » d’un personnage. Je vous renvoie le compliment.

mia_45756e.jpgEnfin, il est très fastidieux de vous répondre. Vous savez, mon précieux temps. Aussi, si vous ne comprenez pas vos fautes, ne les faites pas partager à une communauté qui n’a que faire de l’aigreur. Cherchez l’origine de vos maux, les éléments déclencheurs. Votre finesse d’esprit vous a amené à dégotter un sublime patronyme. Nul doute que vous serez capables de biens d’autres choses.

Enfin, tout doit avoir un point final.



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Lundi 4 février 2008
par Nikko publié dans : Ar(k)ite(k)tura
undefinedLa ville se morcelle. Laide, elle cherche une rédemption dans l'architecture nouvelle. Une métamorphose, une mue. L'oeuvre risque malheureusement d'être ratée. Ces immeubles nouveaux sont des édifices sans charme, sans poésie, sans animation philosophique. Blocs bruts sans idée, sans sophistication. Ce ne sont plus, ce ne sont pas des oeuvres d'art monumentales.

undefinedLe charme d'une ville, à mon sens, tient à son tracé (espace) et à la co-existence de bâtiments disparates mais cohérents. Le charme d'une ville tiendra ensuite à la beauté équivoque des sentiments qu'il nous fera naître en nos coeurs.

Il y a cet hôpital, quand j'arrive à Clichy, dont les formes se découpent à l'horizon telle une monstruosité, un bloc de couleur ocre et brique, massif, dont l'inspiration semble être stalinienne.

L'hôpital Beaujon. Certains diront que c'est une ignoble griffure dans un paysage urbain pas fameux. Il choque ce bloc, car justement il ne ressemble en rien avec ce qu'on entend d'un hôpital parisien, dont la structure est très pavillonaire.

Compilation de 3 blocs, il ressemble à un immense abattoir. Ce qui est assez peu rassurant pour un hôpital. Il dégage une forme nossive : il demeure toujours lourdement silencieux, taiseux, morbide. Des vapeurs s'en échappent, mélange des âmes qui rendent là leurs derniers soupirs et des bactéries qui s'oxyrent.


undefinedAffreux hôpital qui me fascine. Construit de 1930 à 1935 sous la direction de l'architecture Jean Walter. Sa philosophie de cet homme était de prôner l'industrialisation du bâtiment et la rationalisation de la conduite des chantiers.

Elle fut parfaitement appliquée à l'architecture hospitalière. L'hôpital Beaujon est ainsi le premier hôpital en hauteur sur le modèle américain, encore appelé "hôpital bloc". C'est sans doute pour cela qu'il effraie les gens, son allure austère et fonctionnelle déplaît.

Moi, j'adore.

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